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Читаю вещи

Читаю литературу и поэзию на французском языке.

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4 года назад
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« Dimanche 19 juin 1910, ai dormi, me suis réveillé, ai dormi, me suis réveillé, quelle misère que cette vie Quand j’y pense, je dois dire que mon éducation m’a beaucoup nui dans plus d’une direction. Non pas qu’on m’ait éduqué dans un endroit à l’écart qui pourrait être une ruine en pleine montagne, auquel cas je n’aurais vraiment pas le moindre reproche à formuler. Quitte à ce que ce soit proprement inconcevable pour toute ma kyrielle de maîtres passés, ce que j’aurais aimé et même préféré, c’est d’être ce petit habitant de ruines, brûlé par le soleil qui aurait brillé pour moi de partout, entre les décombres sur le lierre tiède, même si m’avait affaibli, au début, la pression de mes bonnes qualités ayant poussé en moi avec la force de l’ivraie. Quand j’y pense, je dois dire que mon éducation m’a beaucoup nui dans plus d’une direction. Ce reproche s’applique à une foule de gens, à savoir mes parents, quelques membres de ma famille, certaines personnes reçues chez moi, divers écrivains, une cuisinière bien précise qui m’a conduit à l’école pendant un an, un tas de maîtres (que je dois compresser dans mon souvenir, sans quoi il y en a un qui peut m’échapper, mais les ayant comprimés c’est l’ensemble qui s’effrite alors par endroits), un inspecteur scolaire, des passants qui marchent lentement, bref ce reproche vrille comme un poignard dans la société. À ce reproche je ne veux pas entendre opposer de contradiction, car j’en ai déjà trop entendu et comme je me suis vu réfuter dans la plupart de ces contradictions, j’inclus ces contradictions dans mon reproche et déclare à présent que mon éducation et cette réfutation m’ont beaucoup nui dans plus d’une direction. » Franz Kafka, Carnets. Traduit de l’allemand par Dominique Tassel.