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Читаю вещи

Читаю литературу и поэзию на французском языке.

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4 года назад
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Roi des Français, plein de toutes bontés Quinze jours a, je les ai bien comptés, Et dès demain seront justement seize, Que je fus fait confrère au diocèse De Saint-Marry, en l’église Saint-Pris. Si vous dirai comment je fus surpris, Et me déplaît qu’il faut que je le die. Trois grands pendards vinrent à l’étourdie En ce palais me dirent en désarroi : « Nous vous faisons prisonnier, par le Roi. » Incontinent, qui fut bien étonné ? Ce fut Marot, plus que s’il eût tonné. Puis m’ont montré un parchemin écrit, Où n’y avait seul mot de Jésus-Christ : Il ne parlait tout que de plaiderie, De conseillers et d’emprisonnerie. « Vous souvient-il, ce me dirent-ils lors, Que vous étiez l’autre jour là-dehors, Qu’on recourut un certain prisonnier Entre vos mains ? » Et moi de le nier ! Car, soyez sûr, si j’eusse dit oui, Que le plus sourd d’entre eux m’eût bien ouï Et d’autre part, j’eusse publiquement été menteur : car, pourquoi et comment Eussé-je pu un autre secourir ? Quand je n’ai su moi-même secourir ? Pour faire court, je ne sus tant prêcher Que ces paillards me voulsissent lâcher. Sur mes deux bras ils ont la main posée, Et m’ont mené ainsi qu’une épousée, Non pas ainsi, mais plus roide un petit. Et toutefois j’ai plus grand appétit De pardonner à leur folle fureur Qu’à celle-là de mon beau procureur : Que male mort les deux jambes lui casse ! Il a bien pris de moi une bécasse, Une perdrix, et un levraut aussi, Et toutefois je suis encore ici ! Encor je crois, si j’en envoyais plus, Qu’il le prendrait ; car ils ont tant de glus Dedans leurs mains, ces faiseurs de pipée Que toute chose où touchent est grippée... Clément Marot, au Roi, pour le délivrer de prison (extrait), 1527.