« LA FOIRE AUX ATROCITÉS
« Le cyberpunk fut essentiellement initié par J.G. Ballard dans La foire aux atrocités. Ballard détaille l’effondrement d’un paysage au travers duquel les lignes de déterritorialisation ont donné lieu à des tolérances absolues. Ballard explore les zones fracturées dans lesquelles la contiguïté brute remplace la syxtaxe, et qui s’étendent uniquement dans une combinaison continue des corps, de l’architecture et d’images, qui s’interrompent brièvement avant de créer de nouvelles connexions en se séparant. Le paysage de Ballard, la ville interpénétrée par des images/événements d’accidents automobiles, d’astronautes et de crimes de guerre, exige un effort soutenu et continu de déchiffrage, rendu virtuellement impossible par l’équivalence de tout ce qui sature le terrain.
« LA DIVERSITÉ DES ARMES
« Un espace spectaculaire complètement saturé neutralise le délire interprétatif paranoïaque, au moment précis où il l’incite. Pour Ballard, les pratiques empiriques et quantitatives deviennent l’envers de la psychose et de la perte d’identité. La simulation de la cohérence qu’elle entraîne résulte pour Ballard de l’accumulation à perte de données cliniques, de techniques d’enregistrement de laboratoires et d’observations objectives de la recherche scientifique. J.G. Ballard est en lui-même un langage, auquel seul J.G. Ballard peut pleinement accéder. »
Mark Downham, Cyberpunk (1988), traduit de l’anglais par Anne-Lise Bémer, Éditions Allia (2013).